Chacun de nous est quotidiennement confronté aux facteurs en cause dans l’altération du microbiote. On y retrouve par exemple :
– Le stress
– Les infections bactériennes ou virales
– La pratique intensive du sport, générant un stress pour l’organisme
– Les médicaments et surtout les antibiotiques
– Les modifications hormonales
– La consommation d’alcool
– Les toxines, les polluants et les additifs alimentaires
– L’alimentation
L’alimentation a un rôle déterminant dans la composition et la diversité du microbiote. Mauvaise nouvelle, nos habitudes de consommation ont un impact conséquent sur sa diversité :
Les produits gras
Si vous souhaitez prendre soin de votre microbiote, il va falloir diminuer les graisses. En effet, une alimentation trop riche en graisses a une influence directe sur le microbiote intestinal. Une équipe de l’Inserm a étudié les conséquences d’une alimentation riche en lipides sur des souris. Il est essentiel de savoir en amont que les bactéries ne traversent usuellement pas la paroi intestinale, grâce aux peptides antimicrobiens (des protéines naturelles produites par l’épithélium) qui la protègent. Mais, en cas d’alimentation riche en graisses, la production des peptides diminue massivement, notre paroi intestinale perdant alors sa protection. De plus, la famille des Firmicutes augmente considérablement, cette famille de bactéries étant majoritaire chez les personnes en surpoids ou obèses.
Le sel
Vous le savez, l’excès de sel nuit à notre santé. Et les Français consomment presque le double des recommandations quotidiennes de l’Organisation Mondiale de la Santé. Une étude menée sur les souris puis chez l’homme révèle qu’une alimentation trop riche en sel favorise l’hypertension et une augmentation des lymphocytes Th17, en cause dans l’inflammation. En outre, un excès de sel induit une quasi disparition des lactobacilles, bactéries essentielles au bon fonctionnement de l’organisme. Aussi, allez-y doucement sur la charcuterie, les fromages, les produits transformés et même le pain !
Le sucre
Eh oui, tous nos petits plaisirs coupables nuisent à notre microbiote. Et les effets d’un excès de sucre sur l’organisme sont ravageurs. Tout d’abord, une consommation conséquente de sucre augmente la graisse hépatique, nuisant de fait au foie et favorisant la stéatose hépatique (ou maladie de NASH). De plus, trop de sucre induit inéluctablement à une prise de poids et de graisse corporelle. Encore, comme si cela n’était pas suffisant pour vous faire vider la boîte à bonbons, le sucre favorise une dysbiose, ou déséquilibre, de la flore intestinale. Là, vous regrettez très certainement votre pot de glace ingurgité hier soir…
Les édulcorants
On les connaît trop peu mais ils sont omniprésents dans l’alimentation : sodas lights, confitures, céréales de petit-déjeuner… On y échappe difficilement. Et justement, six des édulcorants les plus courants (aspartame, sucralose, saccharine, neotame, advantame et acesulfame K) ont été passés à la loupe. Car si des liens ont été établis entre les édulcorants et le développement de cancers, de diabète de type 2 ou encore de l’altération de l’activité du microbiote, les mécanismes n’ont pas été mis en lumière. Une équipe de recherche a étudié chacun desdits édulcorants en présence de bactéries Escherichia coli, massivement présentes dans l’intestin, ici génétiquement modifiées afin d’émettre un signal lumineux en cas de présence de substances toxiques. Le résultat est sans appel : ces six édulcorants sont toxiques pour le microbiote. En effet, ces bactéries ont produit de la lumière car elles étaient en présence de substances toxiques, les édulcorants de notre quotidien. Il s’agit bel et bien d’une preuve de l’impact négatif sur la composition du microbiote en présence d’édulcorants artificiels.
