Microbiote et naissance
Lors de la naissance, le mode d’accouchement détermine la primo-colonisation bactérienne du tractus gastro-intestinal du nouveau-né, stérile à la naissance. Ainsi, l’enfant né par voie basse est d’abord colonisé par des bactéries d’origine maternelle, en particulier des bactéries vaginales, fécales ou cutanées.
Ensuite, les intestins du nouveau-né sont rapidement colonisés par les bactéries de l’environnement, essentiellement des Escherichia coli et des streptocoques, puis par celles contenues dans son alimentation, à base de lait, notamment les bifidobactéries et les lactobacilles.
Avec le temps, d’autres genres bactériens s’installent dans le tractus intestinal comme Bacteroides et Eubacterium. L’âge du sevrage est une étape transitoire qui induit de forts changements dans la composition du microbiote par l’introduction d’aliments solides et variés (légumes, féculents). Le microbiote intestinal d’un enfant, stabilisé après le sevrage, est considéré comme étant en équilibre entre les deuxième et troisième années.
Accouchement par voie basse ou la césarienne ?
En lisant le paragraphe d’avant nous avons constaté que l’accouchement par voie basse apportait des bactéries essentielles aux nouveaux-nés mais que devons-nous penser de l’accouchement par césarienne ?
Lors d’une césarienne, le nourrisson n’entre pas en contact avec le microbiote intestinal et vaginal mais il rentre en contact avec le microbiote cutané de sa mère. Le nouveau-né est alors confronté à des bactéries dangereuses (staphylocoque doré).
Cependant, environ 50% de la population est porteur de ce dernier mais ils sont en très bonne santé. Le staphylocoque doré peut provoquer des infections plus ou moins graves chez les nourrissons. De plus, ces derniers ne vont pas ingérer les mêmes bactéries que ceux nés par voie basse ou voie naturelle. Cela peut donc expliquer les
nombreuses allergies et intolérances de plus en plus présentes dans notre société.
A ce jour, de nombreuses recherches montrent que les nouveaux-nés développent leur microbiote bien avant leur naissance : dans le ventre maternel. Il ne faut pas oublier que l’allaitement maternel et la diversification alimentaire jouent un rôle majeur dans le développement de la flore intestinale.
