Microbiote et les MICI

D’après l’ISERM :

Les MICI sont des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, elle comprennent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Elles sont caractérisées pas une inflammation de la parois du tube digestif. Cela est dû à une réaction immunitaire anormale du tube digestif. 

D’après une étude :

Une étude a été réalisée sur le génome de patients atteints de MICI, il a été constaté la présence de gènes de prédisposition à ces maladies. Ont également été constaté qu’il y a un lien entre la flore intestinale (microbiote) et le développement des maladies. Le microbiote est en dysbiose (déséquilibre) mais l’origine liée à ce déséquilibre n’est pas encore identifiée. Les hypothèses principales se dirigent vers la présence de certains pathogènes spécifiques. La dysbiose débute bien avant les premiers symptômes des MICI. 

Une fois la dysbiose installée, il y a plusieurs hypothèses quant au déclenchement même de la maladie. L’aspect diététique est mis en jeu notamment en ce qui concerne les régimes alimentaires des pays occidentaux généralement riches en graisses et protéines mais pauvres en fibres. En effet, les fibres (céréales, fruits, légumes…) auraient un rôle protecteur de ces maladies. La consommation excessive en sucres, édulcorants et leurs produits dérivés (confiseries…) seraient un facteur de risque important au développement des MICI. 

La seconde hypothèse serait en lien avec la rupture aiguë de l’eubiose, ce qui perturbe le microbiote. Cela peut survenir par infection gastro-intestinale ou bien par antibiothérapie

La dernière hypothèse serait due à une hygiène de vie déséquilibrant le microbiote. L’enfance joue un rôle majeur dans cette hypothèse. En effet, l’allaitement réduit les risques de développement de ces maladies, le milieu urbain et le stress favorisent l’apparition de ces maladies…

source : Microbiote intestinal et développement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin – Med Sci paris – novembre 2016