Qu’est ce que la grippe ?
La grippe est un virus qui cause des infections respiratoires aiguës. C’est une maladie très contagieuse. Les symptômes de base sont une toux sèche, une fatigue importante, de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires et articulaires. C’est une maladie « banale » dans la majorité des cas, chaque année en France nous sommes 2 à 8 millions à être touchés par ce virus en hiver (d’après l’ISERM). Cette maladie peut être dangereuse et entraîner une hospitalisation pour les personnes de plus de 65 ans ou les personnes ayant des pathologies aggravant les symptômes. En effet, on constate entre 4 000 et 6 000 morts par an (d’après l’ISERM).
Des chercheurs français de l’Institut Pasteur de Lille (Inserm, CNRS, Université de Lille) et de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), ont constaté que le microbiote intestinal aurait un impact dans les surinfections de la grippe.
La grippe et le microbiote intestinal :
On sait que le microbiote produit des éléments capables de pénétrer dans les cellules de l’intestin allant vers la circulation générale jusqu’à atteindre les cellules immunitaires. Lors des recherches, ils ont constaté que le microbiote d’une souris infectée a une diminution notable de bactéries classiques ayant un effet bénéfique sur notre organisme. De plus, les bactéries pathogènes sont présentes en plus grand nombre. Le virus mène donc à une dysbiose des bactéries de notre microbiote intestinal. De manière évolutive après guérison de cette maladie, le microbiote revient en deux semaines à une symbiose dans les bactéries.
Les recherches ont montré que le microbiote étant modifié, la libération d’acides gras à chaîne courte est diminuée (avec une prise alimentaire réduite). Elles en ont donc déduit que l’acétate possède une action protectrice sur les infections pulmonaires. Cette dernière aurait également une action sur les macrophage (cellule immunitaire) dans nos poumons. En effet, l’acétate se fixe sur le récepteur GPR43 du macrophage, ce qui l’active.
Une prise en charge diététique ?
Comme cet articles scientifique le montre, pour activer les macrophage du poumons il faut que le microbiote produise de l’acétate grâce à la dysbiose, il faut donc réduire la prise alimentaire d’une personne atteinte de la grippe.
Pour cela il faut consommer : des fibres d’origine végétale en période d’épidémie ainsi que suivre un traitement probiotique. Il faut au contraire éviter le jeûne et les régimes hypocaloriques.
source : Iserm, CNRS, Université de Lille et Inrae
